Dessin 01


samedi 28 mars 2009
2h du mat' - Je n'arrive pas à dormir alors je fini de lire "Animal'z", la BD d'Enki Bilal.
6h - Je suis à nouveau réveillée.
8h30 - Mes crayons ne sont pas taillés. J'aurai dû faire comme lui, dessiner sur une feuille de couleur pour faire ressortir le crayon blanc. J'ai tout foiré mais c'est pas grave, l'important c'est que j'ai décidé de me remettre à dessiner un peu tous les jours. Certes, dessiner d'après un autre dessin (surtout d'un tel maître ! ) n'est pas la meilleure idée qu'on peut avoir - ça c'est tout moi ! Comme lorsque j'ai réalisé mon tableau à l'huile... d'après un pastel de Degas !!!

Nouvelle version


En cours d'élaboration, une nouvelle version de ce blog... patience

Ma drogue...


(billet rapatrié daté d'avril 2008)

Ma drogue …c'est la lecture. J'en suis une ouf malade. Mais comme tous les drogués, il a fallut qu'on me le dise pour que je m'en rende compte.

C'était un samedi soir, ou plutôt un dimanche très tôt le matin, koike… en fait c'était en attendant le premier métro à vrai dire. On avait blablaté toute la nuit et à un moment donné fallait bien rentrer se reposer. A cette heure-ci (il est 5h, Lyon s'éveille…) on croise sur le même quai des gens qui viennent de se réveiller et qui partent (où partent-ils d'ailleurs, un dimanche matin ? En semaine j'aurai dis : bosser, à 100%, mais un dimanche ? :p ) et des gens qui vont se coucher et qui rentrent (enfin à cette heure-ci, ils trainent autant la patte qu'ils n'ont pas l'air décidé à en finir avec leur longue soirée matinale :p ). J'attendais donc la correspondance quand vint se coller à moi un grand dreadeux crasseux puant la bière avec encore des volutes de fumette s'échappant de sa bouche (véridique, j'ai bloqué dessus, et pendant qu'il me parlait en plus !) avec des chicos en moins, des tout petits yeux… mais un grand sourire :) d'autant plus grand qu'il était stone et soul. Si tous les mecs bourrés étaient aussi souriant ça serait cool. Mais si tous les mecs bourrés n'étaient pas aussi collant ça serait hypercool. Il se penchait et frottait sa tête (ses dreads) contre ma tête comme un chat, trop space et beurk,…même son pote lui a dit gentillement de me laisser lire tranquille dediou ! Oui parce que voilà… voilà pourquoi il est venu me coller : il hallucinait de voir quelqu'un lire à cette heure indue, surtout après que je lui eu confirmé que "oui, là j'étais sur le retour dodo".
"Naaaaaaan !!!! Mais koman tu fais pour lire à ct'heure là toi ! T'es trop forte, ct'hallu ! Mais arrête de lire koi ! Arrête charmante demoiselle ! Là c'est pas une heure pour lire koi :niais: Mais pourquoi tu lis koi ?" Ce à quoi je répondis "Bah parce que j'aime ça :niais: "

Bon ok, j'avoue mon addiction : j'ai toujours plusieurs livres en cours, alors certains je vais mettre un an à les lire (à ma décharge je pense en particulier à "L'île du jour d'avant" de Eco), d'autres peuvent se lire par épisodes ou en consultation, mais dès que je suis plongée dans un livre qui me tient en haleine, là… je lis j'arrête pas, j'arrête pas, j'arrête pas.
Dès le matin avec le café, je tiens d'une main mon livre ouvert et de l'autre le couteau avec lequel je bataille sur mes krisprolls. (si vous avez trouvé une pince miracle pour tenir un livre ouvert sans les mains, je suis preneuse). Dans le métro, dans le bus, je lis. Au bureau, pause pipi, j'embarque mon bouquin aux toilettes. En douce entre deux enregistrements de fichier sur l'ordi, je lis un paragraphe. Et truc de dingue, j'arrive même à lire des mots en rêve la nuit quand je dors (phénomène tout récent cela dit). Même en marchant je lis, dans la rue ou en montant des escaliers, et sans me pêter la gueule s'il vous plaît ^^. Le soir je tombe de sommeil mais non, il faut que je finisse, prise par le suspens… et il m'arrive aussi de lire dans mon bain (mais pas sous la douche, non, quand même pas !).

A côté de ça j'ai une vie normale :p

L-A 55-85 : City of Angels


(billet rapatrié, daté du 18 avril 2006)

Encore un sans faute pour le Centre George Pompidou, me disais-je. Au moins un endroit à Paris où je suis sûre de visiter des expos riches et bien pensées ! Cette fois-ci, projet ambitieux : "LOS ANGELES - 1955-1985, naissance d'une capitale artistique" ou 30 années de créations pluridisciplinaires bousculées par les vagues de l'histoire (beat generation, émergence de la surf-attitude, émeutes dans les quartiers noirs, hippies et guerre du Viet-Nam, revendications identitaires des mexicains,… ) s'exprimant notamment au travers de la peinture (pop art, minimalisme…) et du cinéma (expérimental, Disney et Hollywood, sans oublier Blade Runner !).

J'espèrai qu'une place sera faite à Los Chicanos… J'avais vu cette superbe expo, "Le Démon des Anges" (en 89 à l'ELAC) et je crois que jamais une expo ne m'a autant frappée et émue (exept Pierre et Gilles of course).
L.A. city of angels… ça me rappelle The Crow et sa BO d'enfer !
Ouep, je jubilais d'avance !
Mais...

GRrrr… dommage que je ne sois pas scénographe ! Cette expo méritait une présentation à la hauteur de son sujet !
Superbe idée que de présenter le foisonnement des courants artistiques qui ont traversé Los Angeles en 30 ans, mais sans explication qui nous replace dans le contexte de l'époque, on perd une grosse partie de l'impact des œuvres. Certaines pièces, dont la réalisation était justifiée par les matières, les couleurs, les textures, les formes hyper novatrices pour l'époque, peuvent laisser le visiteur lambda perplexe, ne comprenant pas où se trouve l'innovation et la création artistique dans des objets semblant sortir de chez Habitat !
Et pour les amateurs d'art contemporain, l'expo ne nous apprend pas grand chose puisque l'art d'aujourd'hui recycle indéfiniment les concepts initiés depuis ces décennies. Du coup, ce qui était à découvrir laisse une impression de déjà-vu !

Et pourtant il y avait là matière à faire une expo du tonnerre, si quelques efforts avaient été fait sur la présentation : une scénographie nous plongeant dans la ville avec des photos grand format de rues, quelques éléments de décor et des panneaux explicatifs sans être rébarbatifs, auraient été les bienvenus.
Je m'attendais à de la fantaisie et des couleurs… snif ! un petit peu déçue, surtout pour los Chicanos, dont la spécificité était de créer des Å“uvres picturales et sculpturales baroques et bariolées et qui sont ici représentés par une (toute pitite) série de photographies… pas du tout représentative pour le coup !!!

On hallucinera kan même devant les performances masochistes de Chris Burden (même les Jackass c'est du réchauffé !), on se prendra de sympathie pour "Blinky le poulet" de Jeffrey Vallance, on jubilera devant les aventures des "100 boots" d'Eleanor Antin ou on se poilera de rire devant Baldessari tentant d'apprendre l'alphabet à une plante verte !

Car l'art c'est avant tout une question d'émotions !

BARCELONA - medley





Gaetano Pesce : le design organique




J'adore le Centre Pompidou de Paris. Je sais que grâce à ses espaces multiples, si j'y vais pour voir une expo en particulier, je vais forcément découvrir d'autres choses de manière inattendue. C'est ainsi qu'en 1996, en allant voir l'exposition du peintre Francis Bacon, je découvris l'Å“uvre de Gaetano Pesce !

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Bientôt…


…je vous parlerai de résine, de couleurs et de coulures, de cellules, de Murano dans un article sur ma rencontre avec l'œuvre du designer Gaetano Pesce.

Lady…


Pierre et Gilles ? Non… Lady Vengeance !


Lectures du monde


Alors qu'il me reste quelques pages à lire de L'art à l'état gazeux d'Yves Michaud, que j'arrive à la fin de L'Herbe du Diable et la Petite fumée de Castaneda, que je fais patienter sur les étagères de ma bibliothèque L'Île du jour d'avant d'Umberto Eco, le Tao Te King de Lao Tseu et la Biographie de Frida Kahlo par Herrera Hayden, voici que je dévore Le Vol des Cigognes.

Ecrit en 1991, c'est premier roman de Jean-Christophe Grangé, auteur par la suite des Rivières Pourpres et du Concile de Pierre. Grangé est avant tout grand reporter indépendant. Il a sillonné le monde. "Ces reportages, qui s'intéressent le plus souvent à la nature, à la violence et aux phénomènes scientifiques, ont été une source d'inspiration primordiale pour l'écrivain". Dans Le Vol des Cigognes, le héros est emporté malgré lui dans un long périple qui lui fait traverser l'Europe, l'Orient, l'Afrique, pour arriver en Inde. Je n'en suis qu'à la partie "israëlienne". Et c'est un pur plaisir de lire ses descriptions de lieux, d'ambiances, de personnages… ça transpire le vécu et c'est ce qui est jubilatoire.
On est loin des descriptions fantasmées ponctuées de détails exotiques pour donner un aperçu soit disant réaliste. Grangé s'inspire de ce qu'il a vu, et forcément, étant donné son vécu, cela ne peut être que passionnant, bien observé et concret.
Bien sûr le genre me plait, d'un suspens haletant !
En tant qu'observateur aguerri des sociétés humaines, Grangé dénonce à sa manière l'injustice, la folie meutrière, le sadisme dont sont capables les hommes. Mais (je n'ai pas encore lu ses autres romans) visiblement son constat du monde le fait témoigner, au travers de fictions, d'un tableau plutôt noir sur notre espèce. On dit que ses 3 derniers ouvrages constitueraient une sorte de "trilogie informelle consacrée à la remontée vers le Mal, (…) au Mal primitif et préhistorique".

Le monde est sombre, ou du moins, sa face sombre nous absorde plus que sa face lumineuse ! Si l'on considère l'intérêt du public lambda pour les faits divers, le succès des films policiers ou de guerre, la facilité avec laquelle on dévore les thrillers… nos noirceurs font des histoires captivantes !

Il y a pourtant autant de beauté que d'horreurs dans notre univers… mais, comme vous remarquerez que la beauté se suffit au singulier, les horreurs se doivent d'être au pluriel. Si à chaque fois la surabondance d'images me démoralise en me montrant une création contemporaine de plus en plus vaine et vide de sens (cf. l'effet de vaporisation et la consommation touristique dont parle Michaux dans le livre cité ci-dessus), je fais le souhait qu'il y ai suffisamment d'écrivains, de scénaristes, de réalisateurs, d'artistes de tous bords, pour témoigner aussi de la beauté du monde.

Illusion vs Réalité, ou les contes modernes pour adultes


Le hazard fait qu'en une semaine je découvre The Truman Show et que je revois Dark City, sans compter que m'attendent bientôt les visionnages de Blade Runner Ultimate edition ! Moi qui avait adoré Total Recall (je sais, ça date). Il serait peut être temps de compléter avec Metropolis de Fritz Lang (honte à moi, je ne l'ai encore jamais vu - ce film est mis en comparaison avec Dark City in my dividi) et A Scanner Darkly (K. Dick toujours), dont mon chéri m'a dit tant de bien ! Dingue : en regardant dans wiki le synopsis de Metropolis, j'apprend que Rapture, la cité de BioShock est largement inspirée de l'oeuvre de Lang. Il y a quelque chose dans l'air je vous le dis, il y a quelque chose !

Viet trip - Le retour (2)




Grrrmll…Je n'ai même pas pris le temps de continuer mes post sur le VietNam, pourtant j'en ai deux en brouillon dont celui là, que je tronque tant pis, histoire de publier un peu tout de même !! Voici la suite de mon abécédaire du voyage… du coup yaura aussi un (3) et p'tet un (4) à l'allure où je vais :p

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Mariko Mori : chaman pop et humaniste cybernétique




Aujourd'hui (automne - renaissance - phase autocoaching - discipline - remotivation - à bloc !!) j'ai décidé de me remettre dans le bain artistique, en créant sur ce blog une nouvelle catégorie intitulée "Rencontres artistiques", dans laquelle je présenterai les artistes ou les œuvres auxquels j'ai été confrontée et qui m'ont particulièrement touchée.
J'inaugure ces "Rencontres artistiques" par Mariko Mori, une artiste marquante de l'art contemporain japonais dont vous pouvez lire une biographie intéressante et illustrée, rédigée par Jocelyn Bigot, historien d'art et artiste canadien.

Lyon. 1997. 4ème Biennale d'Art Contemporain. Halle Tony Garnier.
L'autre - tel était le thème de cette biennale, une des plus mystiques :

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Viet trip - Le retour (1)




Bon, soit ! Ma photo précédente n'est pas purement viet, puisqu'elle a été prise dans un temple Khmer…
Mais mon ami Nel vous expliquera que le mélange des genres fait justement partie intégrante de la culture vietnamienne.
Ci-dessus, un des magnifiques plafonds peints que l'on peut admirer dans les pagodes et temples. Aux spirales d'encens sont accrochés des vœux, qui s'exhaussent au fur et à mesure que la spirale se consume.
Si je reviens à l'énumération de mots inspirés un peu plus tôt de la perspective de ce voyage, je peux ajouter les commentaires suivants :

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Viet trip


Un pays coloré, un peuple souriant, une nourriture délicieuse...

En bas de chez moi il y a...


...un restau coréen, une pizzeria italienne, un kebab turc, un coiffeur afro, une église, un salon à chicha, une librairie, un pressing, un easy call, des cybers, une salle de jeux en ligne, un hammam, une presse-tabac aux stores graffés, un palais des gateries, Helder l'hötel, Citroën le garage, le tramway, une station vélo'v...
...des étudiants avec des packs de bières, des vieux avec des cannes, des sdf en fauteuils roulants :s, des prostituées de l'Est, des africaines avec des poussettes, des épiciers vietnamiens, des livreurs en scooter, des dealers de mauvais tamien, une vendeuse de nems à perruque orange qui écoute du ragga, des oiseaux mais pas de chat...